Les intervenants

France

Serge Latouche

« Si tout le monde vivait comme nous, Français, il faudrait 3 planètes.  Mais si nous continuons avec un taux de croissance extrêmement modéré [...] de 2%, à l'échelon 2050 [...] c'est 30 planètes qu'il faudra. Â»

Serge Latouche est diplômé en sciences politiques, philosophie et sciences économiques. Il est professeur émérite d’économie à l’Université Paris-Sud 11 (Orsay) et à la faculté de droit, économie et gestion Jean Monnet (Sceaux) de l’Université Paris-Sud 11.
Il est considéré comme le spécialiste des rapports économiques et culturels Nord-Sud et de l’épistémologie des sciences sociales.
Il est l’un des contributeurs historiques de La Revue du MAUSS (Mouvement Anti-Utilitariste en Sciences Sociales), et directeur du Groupe de Recherche en Anthropologie, Epistémologie et Economie de la Pauvreté (GRAEEP).

Il a développé, dans le domaine des sciences humaines, une théorie critique envers l’orthodoxie économique. Il dénonce l’économisme, l’utilitarisme dans les sciences sociales et la notion de développement. Il critique notamment les notions d’efficacité et de rationalité économiques.

Il est également très critique à l’égard de la notion de développement durable qu’il considère comme une imposture et une ineptie, car «pour survivre ou durer il faut organiser la décroissance».

Il est un des penseurs et des partisans les plus connus de cette théorie et tente de conceptualiser l’après développement dans «un combat généralisé et organisé contre le mode de vie, devenu insoutenable, à l’échelle mondiale».

Pour Serge Latouche, c’est du côté de l’informel antidéveloppementiste qu’il convient de chercher refuge, comme forme d’économie capable de constituer une véritable alternative au “libéral-productivisme”.
Parmi ses principaux ouvrages publiés : «L’Autre Afrique : entre don et marché» (Alain Michel, 1998), «La Déraison de la raison économique» (Alain Michel, 2001), «Justice sans limites» (Fayard, 2003), «Décoloniser l’imaginaire» (Parangon, 2003), «Survivre au développement» (Mille et une nuits, 2004), «L’invention de l’économie» (Alain Michel, 2005), «Le pari de la décroissance» (Fayard, 2006).